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Banque au quotidien · Coordonnées bancaires

RIB, IBAN et BIC : à quoi ils servent et comment les lire

RIB, IBAN et BIC : à quoi ils servent et comment les lire

Employeur, bailleur, fournisseur d’électricité, caisse d’allocations : tous finissent par réclamer un RIB. Ce petit document, et les deux sigles qu’il contient, IBAN et BIC, sont la carte d’identité de votre compte. Savoir les lire évite des erreurs de virement, et savoir ce qu’ils permettent, ou ne permettent pas, évite des inquiétudes inutiles.

Trois sigles, trois rôles

SigleSignificationCe qu’il identifie
RIBRelevé d’identité bancaireLe document qui regroupe les coordonnées du compte et le nom du titulaire
IBANInternational Bank Account NumberLe compte lui-même, de façon normalisée au niveau international
BICBank Identifier CodeLa banque qui tient le compte

En pratique, le RIB est le support, l’IBAN l’information essentielle, et le BIC un complément, de moins en moins demandé pour les virements en euros.

Comment se lit un IBAN français

Un IBAN français compte 27 caractères. Il se décompose ainsi :

  • FR : le code du pays ;
  • 2 chiffres de contrôle, calculés à partir du reste du numéro, qui permettent de détecter la plupart des erreurs de saisie ;
  • 23 caractères correspondant à l’ancien format national, le « RIB » au sens strict : code banque, code guichet, numéro de compte et clé RIB.

Pour faciliter la lecture, l’IBAN est souvent présenté par groupes de quatre caractères. Les espaces n’ont aucune valeur : lors d’une saisie en ligne, ils sont généralement ignorés ou supprimés automatiquement.

Les IBAN des autres pays suivent la même logique (code pays, chiffres de contrôle, identifiant national), mais leur longueur varie d’un pays à l’autre.

Et le BIC ?

Le BIC, parfois appelé code SWIFT, compte 8 ou 11 caractères. Il identifie la banque, son pays, sa localisation et, dans sa version longue, une agence ou un service particulier. Pour un virement en euros dans la zone SEPA, l’IBAN suffit le plus souvent ; le BIC reste utile pour certains virements internationaux, hors de cette zone notamment.

Où trouver son RIB ?

Plusieurs possibilités, selon vos habitudes :

  • dans l’application ou l’espace client en ligne, rubrique des comptes ou des coordonnées bancaires, avec un téléchargement en PDF ;
  • dans le chéquier, où des RIB sont souvent glissés ;
  • sur certains relevés de compte ;
  • au guichet de l’agence, sur simple demande.

Le RIB doit faire apparaître le nom du titulaire tel qu’il est enregistré par la banque. C’est d’autant plus important que les banques vérifient désormais la concordance entre le nom du bénéficiaire et l’IBAN avant d’exécuter un virement. Une différence de nom peut déclencher une alerte chez la personne qui vous paie, comme nous l’expliquons dans l’article consacré au virement instantané.

À qui le donner ?

Le RIB sert à recevoir de l’argent ou à autoriser des prélèvements. On le communique donc couramment :

  • à son employeur ou à sa caisse de retraite pour le versement des revenus ;
  • aux organismes sociaux et à l’administration fiscale ;
  • à son bailleur ou à ses fournisseurs pour la mise en place de prélèvements ;
  • à un proche qui doit vous rembourser une somme.

Lors d’un changement de banque, c’est la nouvelle banque qui transmet le nouvel IBAN à la plupart de ces organismes, dans le cadre de la mobilité bancaire.

Un employeur ou un fournisseur peut-il refuser un IBAN étranger ?

Non, en principe, pour un compte situé dans la zone SEPA et libellé en euros. La réglementation européenne interdit de refuser un IBAN au seul motif qu’il provient d’un autre pays de la zone. Si un organisme refuse votre IBAN pour cette raison, vous pouvez le lui rappeler.

Communiquer son IBAN est-il risqué ?

Donner son IBAN est courant et peu risqué. Avec ces coordonnées seules, personne ne peut effectuer de virement depuis votre compte : un virement s’initie depuis le compte de celui qui paie, avec ses propres moyens d’authentification.

Le risque principal tient au prélèvement : un fraudeur pourrait utiliser votre IBAN pour créer un faux mandat. Mais la protection est forte. Un prélèvement non autorisé reste contestable pendant 13 mois après le débit, et votre banque vous permet de bloquer certains créanciers ou de n’autoriser qu’une liste définie. Les démarches sont décrites dans notre article sur la contestation d’un prélèvement.

Quelques précautions restent de bon sens :

  • ne publiez pas votre RIB en accès libre sur internet ;
  • méfiez-vous d’une personne qui demande votre RIB et un code reçu par SMS : seul le second est dangereux, et aucun interlocuteur légitime ne le réclame ;
  • surveillez vos relevés pour repérer rapidement un prélèvement inconnu.

L’autre risque : le faux RIB

Le danger le plus concret ne vient pas de la diffusion de votre IBAN, mais de la réception d’un faux RIB. Un escroc se fait passer pour un fournisseur, un artisan ou un propriétaire et transmet de « nouvelles coordonnées bancaires ». Le paiement part alors sur son compte. Avant de payer un nouvel IBAN reçu par mail, vérifiez-le par téléphone, à un numéro que vous connaissez déjà.

À retenir

  • Le RIB est le document ; l’IBAN identifie le compte ; le BIC identifie la banque.
  • Un IBAN français compte 27 caractères, un BIC 8 ou 11.
  • Donner son IBAN est sans grand danger : un prélèvement non autorisé reste contestable 13 mois.
  • Vérifiez toujours un changement d’IBAN annoncé par un créancier avant de payer.

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